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Le retour du fils de la vengeance de JFD...

 

Hosanna ! Joie sur nous tous ! Trois fois joie ! Ca y est, après des mois et des mois d'efforts, JFD publia enfin sur la Liste le message tant attendu :

Avec ça, j'espère que les conversations sur Bradshaw vont prendre une autre cible :-)

Et, parce qu'il ne déteste rien tant que de rater une occasion de délirer un peu, le barde se chargea des félicitations en ces termes :

Salut à toutes et tous, "and special thanks to Jean-François D.",

"Sur nous tombe et s'endort

Un dieu couleur de miel."

 

Brad dormait au soleil, couché sur un flanc, le corps en extension souplement abandonné, c'était sa première sieste de l'après-midi.

En trottinant, Miss Kittie le dépassa, lui jetant un long regard oblique. Elle ne comprendrait décidément jamais comment cette créature pouvait supporter ces longues siestes en pleine lumière. Elle continua donc et alla s'affaler un peu plus loin, dans l'ombre de la tour, puis, avec un grand soupir d'aise, le menton posé sur les pattes de devant, les pattes arrières écartées écrasées au sol, Miss Kittie plongea dans un profond sommeil, sans plus d'interrogation.

Brad parut s'en soucier à peine, mais un observateur attentif eut certainement remarqué qu'une de ses oreilles restait en permanence braquée dans la direction de Miss Kittie, jusqu'à ce que celle-ci se couche. A ce moment seulement Brad s'étira démesurément, patte après patte, le cou, l'échine, la queue, puis après un puissant bâillement et un langoureux demi-tour pour exposer au soleil son autre flanc, il s'endormit à nouveau.

 

"Le Temps scintille et le Songe est savoir."

Je les contemplais encore un instant du haut de la tour, en bâillant moi aussi, rien n'étant plus soporifique que le spectacle de ces deux bestioles assoupies.

- "Quelle drôle d'idée d'appeler "Brad" un chat et "Miss Kittie" une chienne..."

- "Cherche pas," me dit Anja, "c'est une idée du barde..."

- "Ah bon ! j'comprends mieux, là ! En tous cas, ça nous fait deux chouettes mascottes !"

- "Ouais, pour l'activité qu'elles se donnent, jamais vu des animaux bouffer autant : cinq repas par jour, et le reste du temps concours de sieste, incroyable !"

- "Ouais, mais remarque là aussi il y a peut-être un rapport !"

- "Un rapport ?"

- "Avec le barde, j'veux dire..."

 

Et c'est à cet instant que tout a basculé. La radio a grésillé :

- "FCY-JFD en approche par le 180"

- "M... ! c'est lui" a dit Anja.

- "Pourquoi tu cries ?"

- "T'as pas entendu ? c'est JFD !"

- " M... ! Je fonce ! dispositif habituel ?"

- "Dispositif habituel !"

 

"Nous entrons dans l'avenir à reculons."

 

Je crois bien qu'en dix secondes j'avais : déclenché l'alerte, dévalé les escaliers de la tour, contourné Brad hérissé le dos rond et Miss Kittie assise hurlant aux sirènes d'alarme, vérifié le matériel et démarré mon 4x4 de service !

Les pompiers ne mirent pas beaucoup plus de temps à être prêts, dans leur équipement neuf, avec leur nouvelle citerne ultra moderne à grande capacité de mousse. Tous les autres services de l'aéroport étaient sur le qui-vive. Un bref instant, ce fut de la folie : les gens courant dans tous les sens, les passagers interloqués entraînés vers les abris souterrains, chaque responsable de sécurité se précipitant vers son poste. Mais pour un habitué, pas de doute : les nouveaux équipements, les énormes moyens supplémentaires mis en œuvre et surtout les incessantes répétitions auxquelles nous nous étions soumis avaient porté leurs fruits, cette fois ci, nous étions prêts !

 

"Notre esprit est fait d'un désordre, plus un besoin de mettre en ordre."

 

Et tout se calma d'un coup, quelqu'un arrêta les sirènes, le silence retomba, tendu. Le ciel si bleu, à peine quelques nuages légers, le soleil, le plateau si vert du côté du col, vers Hilo, le flanc du "Mauna Kea", si près au Nord, tout avait pris un air menaçant. "Une vraie météo 1" m'avait dit quelqu'un ce matin : tu parles ! encore heureux ! Du coin de l'œil, j'aperçus un mouvement rapide, derrière la tour, deux ombres filaient ventre à terre vers un abri plus sûr : Brad et Miss Kittie appliquaient leur propre procédure d'urgence !

Les pompiers transpiraient à grosses gouttes dans leurs combinaisons anti-feu, dans les ambulances, en plein soleil, les infirmiers avaient ouvert les portes pour respirer, sur le tarmac les agents de sécurité viraient au rouge "steak mal cuit", mais je jure que quand soudain on entendit le ronronnement des moteurs de l'avion, un frisson glacé nous parcourut, tous !

 

"Un homme compétent est un homme qui se trompe selon les règles."

 

- "Il vient par Lanai"

- "Ouais, l'approche est plus rapide"

- "Et bien comme ça, ça sera plus vite fini !"

- "Oh, la ferme, t'es pas drôle !"

- "Vos G... ! Ca y est, on le voit !"

- "Remarque, il est pas mal, pour une fois !"

- "Dis donc, c'est quoi, ce zinc ?"

- "Dornier 228, je pense... Oui, c'est ça !"

- "Ah ben ! Si maintenant il laisse son Saab 340..."

- "Ouais, il a mieux choisi l'avion, aujourd'hui !"

- "Et l'approche est nickel, là"

- "P..ain ! Mais il va toucher pile sur les chiffres !"

- "M... ! un kiss-landing !"

- "Ooooooooooh !" (et ce cri, nous l'avons tous poussé en même temps, on aurait dit les chœurs de l'Armée Rouge !).

 

"L'Histoire est la science des choses qui ne se répètent pas."

 

Figés par la surprise, nous n'avons pas pu bouger avant que l'avion soit au parking...

A la réflexion, ça a du leur faire drôle aux passagers de débarquer entre deux haies hilares de pompiers, d'infirmiers, de toubibs, de mécaniciens, d'agents de la sécurité, même les douaniers étaient là ! Mais le pire ça a été quand les applaudissements et les cris d'encouragement ont salué la sortie du pilote, surtout que certains idiots l'ont porté en triomphe, lui faisant faire en courant deux fois le tour de la piste, sous les vivats !

J'ai entendu une vieille dame, sortie la première de l'avion, dire à sa fille :

- "Je me demande si nous n'avons pas échappé à quelque chose de grave ?"

"Il faut toujours s'excuser de bien faire - rien ne blesse plus."

Il n'y en a que deux qui ont évité la folie collective, c'est Brad et Miss Kittie.

D'ailleurs, on les cherche encore. Ca doit tout de même pouvoir se retrouver, un mâle abyssin et une femelle colley, à Bradshaw, bon sang !!!

 

Un grand Merci à Paul Valery pour les citations... en italique dans le texte !

Croyez vous que ce soit la fin ? Pas sûr ! voyez plutôt ce message du PDG "himself":

...nos problèmes scéniques sur Bradshaw (Ou Barde Show pour certains)...

Et celui-ci, de JFD :

Maintenant que j'y suis, à Barde Show, j'y reste, et je vais essayer les trucs du barde, je vous raconterai !

Dès le lendemain, tous les messages ne parlaient plus de Bradshaw mais de "Barde Show"...

Enfin, suite à un message d'ADB disant :

Voir et revoir mes vidéos Pour enfin atterrir à Bradshaw
...du barde l'épilogue vint :

C'est une grande salle de séjour, un canapé, plusieurs fauteuils. Une grande cheminée occupe seule le mur de droite et à gauche, derrière une arcade, s'étend la salle à manger. Une porte vitrée donne sur la terrasse.

Un homme est assis dans le fauteuil du fond, à droite du couloir qui mène à la cuisine. La lumière est faible en cette fin d'après-midi d'automne, et une lampe éclaire les pages du magazine sur ses genoux. Un vieux chien colley, aux poils blanchis qui lui font comme une barbe sur le menton, somnole à ses pieds.

L'homme feuillette nerveusement le magazine, ne trouvant visiblement pas ce qu'il cherche, puis il le pose sur une table basse toute proche, se lève avec peine et, à petits pas difficiles se dirige vers un combiné télévision-magnéoscope, posé sur un meuble bas de l'autre côté de la pièce, près d'une fenêtre aux rideaux tirés.

"- Ah ! v'là qu'mon rhumatisme me r'prend, (à l'adresse du chien) y fait pas bon s'faire vieux, hein ma grande ?

" Le colley entrouvre un instant les yeux, puis replonge dans le sommeil. "- T'as bien raison, mieux vaut dormir (il sourit). Rien de tel pour préparer sa nuit, hein ?

hé, hé, sacrée bestiole !"

Il ouvre la porte du meuble télé, découvrant un empilement désordonné de cassettes vidéo, dans lequel, se penchant avec effort, il fouille, de plus en plus nerveusement.

"- Bon sang de bois ! où j'ai encore foutu ce truc ?"

Soudain, un miaulement interrompt sa recherche : au travers des carreaux de la porte de la terrasse, un vieux chat, dressé sur ses pattes de derrière, parcourt la pièce du regard.

"- Ah ! te v'là, toi ! toujours en train d'cavaler, sacré vieux beau ! si c'est pas malheureux à ton age ! (il va lui ouvrir) et toujours besoin d'un portier, hein ?"

Le chat tourne plusieurs fois autour de l'homme, se frottant sur ses jambes en ronronnant.

L'homme revient à ses cassettes, suivi du chat qui bientôt se détourne et monte sur le fauteuil pour s'y coucher en rond.

"- Et surtout, demande pas la permission, hein ? fichu culot !" A la limite de la perte d'équilibre, le bras et l'épaule engagés dans le meuble, l'homme pousse enfin un cri de triomphe :

"-Bon sang, ça y'est, la v'là !"

Et, extirpant la cassette de sa cachette il l'enfourne immédiatement dans le magnétoscope.

Puis, toujours à petits pas, il retourne vers le fauteuil, soulève le chat, non sans un miaulement indigné de l'intéressé, le pose sur ses genoux (ronron immédiat), et de sa télécommande lance le film.

Sur l'écran, un petit aéroport, environné d'une végétation luxuriante, écrasé de soleil.

Tout est calme. Les conversations des passagers qui attendent dans le hall troublent à peine le silence des lieux, qui prend des airs d'église aux confessions chuchottées.

Le personnel de service engourdi par la chaleur parait répéter les lentes évolutions des cosmonautes en orbite, et il y a même un chien et un chat qui siestent sur le tarmac, au pied de la tour.

La caméra s'approche, montant jusqu'aux verrières de la salle de contrôle, où deux hommes discutent calmement.

Et soudain la radio grésille, un des deux hommes, l'air affolé, dit quelques mots à l'autre qui sursaute et se précipite vers les escaliers d'accès.

La caméra, en plan large, cadre la tour et les batiments proches où soudain tout explose : alarme assourdissante, pompiers se précipitant sur leurs camions, passagers entraînés vers des abris souterrains, évacuation des abords, les ambulances sirènes hurlantes, les voitures de service qui s'élancent, le tout précipité, mais visiblement ordonné et respectant scrupuleusement une organisation parfaite.

Puis tout se fige, les sirènes se taisent, et, comme dans un arrêt sur image, tout le monde, immobile à son poste, surveille l'approche d'un avion.

L'homme dans son fauteuil s'est penché de plus en plus vers l'avant, les yeux fixés sur l'écran, fasciné, en hypnose. On ne sait plus où l'attente est la plus angoissée : sur l'écran, dans l'aéroport silencieux hormis le bourdonnement des moteurs encore lointains, ou dans la pièce. Même le chat et le chien ont dressé la tête, les oreilles aux aguets.

Soudain, trois coups de tonnerre sont frappés à la porte ! L'homme sursaute si violemment que le chat en bondit sur le sol, lui tournant le dos avec réprobation et que le chien jappe une fois, plaintivement.

"- Bonjour !" crie en entrant une grosse dame joviale d'age indécis. "

- C'est moi, Barbarine, pour préparer la soupe !

- Bonsoir Barbarine, toujours aussi discrète, hein ?

- Ben et vous alors, encore en train de r'garder vot' film ? Allons voyons, c'est pas raisonnab', ça ! Cherchez plus à vous entraîner m'sieur JF, vous l'savez ben qu'à votre age vous n'pourrez plus y r'venir, à Bradshaw, hein m'sieur JF ? Et pis ça fait combien de temps qu'vous êtes à la r'traite de CyberAvia, maint'nant ?

- Bon, c'est pas tout ça mais faudrait p'têt' leur donner à manger, à vos bestioles ! Brad ! Miss Kittie ! Venez, venez, à la soupe, tous les deux !"

Rideau...

 

"Où fuir dans la révolte inutile et perverse ?

Je suis hanté. L'Azur! l'Azur! l'Azur! l'Azur! "

(Stéphane Mallarmé)

;-)))))))))))

FIN ...

Toute ressemblance avec la réalité virtuelle est volontaire

Merci à Anja, Tigrou, Brad et Miss Kittie pour leur amical concours

Aucun animal n'a été blessé ni contraint durant le tournage

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...Et un chaleureux merci à Bernard Martin, ex responsable du Hub CyberAvia d'Honolulu, qui en créant l'escale de Bradshaw a permis tout cela...



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Diffusion de l image avec l aimable autorisation de Walthery et Dargaud-Lombard